Le Royaume du Nord

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Harricana

 

 

 

Tout passe, tout lasse, tout casse. Clavel recommence une nouvelle saga qui devrait se continuer en quelque vingt volumes tant le vent qui balaie ses feuilles est fort.

 

Fidle ses rves d'enfant, les naseaux cherchant le vent qui l'emmnerait ailleurs, Clavel est devenu le hraut de ceux que la misre pousse transhumer, avancer, courbs, sous le poids de pauvres trsors. Beaucoup tombent, les sentiments sont forts ; seuls demeurent les lmentaires, essentiels.

 

Il en est de mme ici.

 

Une maison de bois, trois enfants, un homme, une femme, grand chasseur, qui connat son Canada par cur...

 

 

 

Extrait d'un article de presse, 1983.

 

 

 

 

 

 

 

Lor de la terre

 

 

 

Ds les premires pages de " L'or de la terre ", Bernard Clavel met l'homme face une nature hostile contre laquelle il ne cessera de lutter.

 

En l'occurrence, ses hros, Maxime Jordan et Germaine Landry, sont confronts aux dures ralits de la vie des chercheurs d'or en tentant d'aborder une le ceinture par les glaces.

 

" Il s'agit pour moi de dcrire la naissance d'une nation, en brossant une fresque partir de certaines sensations qui m'ont frapp au cours de mes voyages.

 

Ainsi, le survol en avion du Labrador allait-il servir de dclic ce livre.

 

Par le hublot, j'ai vu briller le soleil sur la glace. Tout est venu de l.

 

Mon grand rve aurait t de devenir un peintre impressionniste : j'essaie donc de l'tre par l'criture en exprimant au mieux mes motions ".

 

Extrait d'un article de presse, 1984.

 

 

 

  

 

Misrr

 

Le vent avait lim par endroits le rideau gris du ciel. Un soleil tamis dsignait d'un rayon hsitant un point lointain sur la masse sombre de la fort " (Misrr)

 

 

 

Comme crivait Flaubert, comme crivait Maupassant, l'cart de la ville, de ses rumeurs, de ses modes, Clavel, pench sur sa table comme sur un tabli, avec les gestes, avec le soin d'un compagnon du tour de la Langue, choisit, polit, soupse, met en place ses mots et ses tournures, et l'on se serait pas autrement surpris de lui voir en main, outre le crayon et la plume Sergent-major trempe dans l'encrier de porcelaine, le rabot, la varlope, le niveau, les outils du bon menuisier, du bon charpentier, du bon maon.

 

Que les romans de Clavel s'enracinent dans la rgion lyonnaise, la Franche-Comt ou, comme ici, dans les forts du Grand Nord canadien, du ct de l'Abitibi, pas bien loin de la chaumire de Maria Chapdelaine et de la tente de Jack London, son vrai pays, o souffle le vent chaud des bons sentiments, ce sont les grands espaces du cur humain.

 

 

 

travers les histoires des Robillard, des Garneau, de Cyrille et d'Elodie Labrche, de toutes ces petites gens du Qubec qui, chasss par la crise, s'en vont coloniser les terres et btir leur campe tout l-haut dans le Grand Nord, il s'agit toujours de la peine des hommes, du malheur, des joies et de l'entraide des plus pauvres, ceux qui toujours " marchent l'encontre du vent ".

 

 

 

Extrait d'un article de presse, 1985.

 

 

 

 

 

Amarok

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Langlus du soir

 

 

 

Parmi les six romans du Royaume du Nord, Clavel avoue un prfr : Langlus du soir, dont le hros, Cyrille Labrche, est le reflet dun homme quil a rencontr un jour, fauchant seul un champ, dernier habitant lui aussi dun monde abandonn

 

" La solitude donne aux hommes quelque chose de fabuleux quon ne peut pas acqurir dans nos villes "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maudits sauvages

 

travers une tribu imaginaire, les Wabamahigans, et leur vieux chef Mestakoshi, la figure la plus marquante du livre, Clavel relate les derniers efforts des Indiens pour conserve leurs traditions. Les monologues de Mestakoshi sur les bouleversements de sa vie dindien sont tonnants de vrit et dՎmotion : " Nous navons jamais redout ni le froid, ni la neige, ni lours (), Et aujourd'hui, si prs de notre mort, nous avons peur des hommes et de leurs lois qui ne sont pas les ntres. Nous avons peur que notre terre que nous sentions si solide sous nos pieds nous soit vole. "

 

Extrait d'un article de presse, 1989.

 

 

 

 

 

 Quand jai eu termin Maudits Sauvages, jai rang tous les documents qui mavaient servi depuis le dbut du Royaume du Nord ; il y en avait des montagnes. Une fois mon bureau rang, jai ressenti un vide atroce : jՎtais boulevers. "